Tu te lèves le matin et t’as déjà l’impression de courir après ta journée. Entre la routine familiale, les suivis qui s’enchaînent, les rapports à rédiger et peut-être même un projet ou deux que tu essaies de faire avancer, tu ne sais plus trop quand t’as vraiment respiré pour la dernière fois.
Tu n’es pas seul·e. On est plusieurs professionnel·les à avoir vécu (ou à vivre encore) ce rythme-là. Un horaire à la minute près, une charge mentale qui explose, un quotidien professionnel qui ne laisse pas de place au reste.
Moi aussi, j’ai été là.
J’ai longtemps eu une pratique qui me rendait fière, mais qui m’épuisait. J’aimais mes client·es, j’aimais mon métier, mais je n’avais plus de plaisir. Mon corps me le disait, mon énergie me le criait… et pourtant, je continuais.
Et puis un jour, j’ai commencé à me demander : « Est-ce que ça pourrait être autrement ? »
Dans cet épisode, je t’ouvre les portes de mon quotidien d’il y a cinq ans, quand j’étais une clinicienne à bout de souffle. Puis je t’amène doucement vers ma réalité d’aujourd’hui. Non pas pour te vendre un modèle à copier-coller, mais pour te montrer que c’est possible de faire les choses autrement. Que tu peux créer une pratique à ton image, une vie professionnelle où tu respires, où tu retrouves du plaisir, où tu as du temps pour toi.
Prêt·e à faire ce petit saut en arrière avec moi ?
Je te ramène cinq ans en arrière. À cette époque-là, je portais plusieurs chapeaux : orthophoniste à temps plein, gestionnaire d’une grosse clinique avec deux points de service, responsable d’équipe, et bien sûr, maman de deux jeunes enfants.
Mes journées commençaient à 7h15, en gérant les départs pour l’école et la garderie, souvent entre des mini-crises matinales (parce que oui, on connaît toutes et tous ces matins où rien ne se passe comme prévu). Ensuite, direction le bureau – un bon vingt minutes de route – pour arriver juste à temps, parfois même en même temps que mes premiers clients. Et à 8h30 tapant, ma journée clinique démarrait.
J’étais souvent la première à déverrouiller les locaux. J’enchaînais les évaluations, les suivis, les discussions rapides dans le cadre de porte, les appels à retourner, les rapports à finir avant le lendemain. Je courais après ma journée… littéralement.
Et la pause dîner ? Quand elle existait, elle servait à autre chose qu’à manger tranquillement. J’en profitais pour gérer l’administration, régler un dossier urgent, finir une note ou tout simplement tenter de rattraper mon retard.
La seule plage sans client·es dans ma semaine, c’était le mercredi matin. Mais au lieu d’une vraie pause, c’était ma « journée de gestion »… qui finissait presque toujours par déborder le soir ou la fin de semaine. Je rédigeais tard le soir, je me levais plus tôt le samedi pour avancer mes suivis, je rattrapais ce que je n’avais pas eu le temps de faire dans mes heures de clinique.
J’avais des projets plein la tête, des idées ambitieuses, mais aucune place dans mon horaire pour les faire vivre. Et au fond, je le sentais : j’étais fatiguée. Trop fatiguée. Même si j’adorais mes client·es, même si mon métier me passionnait, je ne prenais plus plaisir à exercer.
Donc oui, je sais ce que c’est, cette impression de toujours courir. D’être débordé·e. D’avoir l’impression de se perdre dans une pratique qu’on a pourtant choisie avec cœur.
Et si, comme moi à l’époque, tu ressens que ça ne peut plus durer comme ça… t’es pas fou·folle. Ton ressenti est légitime. Et il y a autre chose de possible.
Y’a un moment où mon corps a commencé à me parler plus fort que ma tête. Et à un moment donné, j’ai fini par écouter. Ou du moins, j’ai commencé à me poser des questions.
Je me rappelle encore de ces midis où je prenais des « shots » d’énergie ultra caféinés pour être capable de terminer ma journée. Pas pour me donner un boost occasionnel… mais parce que c’était devenu ma seule stratégie pour survivre au rythme. Et malgré tout, je continuais à avancer tête baissée. Comme si c’était normal d’être toujours sur le bord de l’épuisement.
Mais au fond de moi, quelque chose clochait. Je me disais : « Ça ne peut pas être ça, ma vie professionnelle. Ça ne peut pas être juste de courir tout le temps. »
J’ai donc commencé à semer autre chose, même si c’était flou. Je n’avais pas encore une vision claire, mais j’ai eu l’élan d’essayer. J’ai commencé à développer des projets qui me faisaient vibrer : un programme pour les éducatrices, une première version d’un accompagnement parental… Je bricolais ça dans les petits moments volés à ma semaine déjà trop pleine.
Est-ce que c’était parfait, structuré, aligné ? Non. Pas du tout.
Mais ça m’a permis d’entrevoir qu’il y avait peut-être une autre façon de faire.
Et même si à ce moment-là je ne savais pas encore comment j’allais m’y prendre, j’avais mis le doigt sur quelque chose d’essentiel : je ne voulais plus que ma pratique me vide. Je voulais qu’elle me nourrisse.
Aujourd’hui, ma vie professionnelle n’a plus rien à voir avec celle que je vivais il y a cinq ans. Et ce n’est pas parce que j’ai tout lâché ou que j’ai ralenti mes ambitions. Au contraire. Je fais encore plein de choses… mais je les fais autrement.
Je travaille maintenant entièrement à la maison, en télépratique. Et ça, c’est déjà un game changer. Plus de déplacements. Plus de course pour être au bureau à temps. Mes enfants prennent l’autobus, je n’ai plus à jongler avec les allers-retours matinaux. Résultat ? Mes journées commencent dans le calme. Je prends le temps de marcher dehors, de me préparer, de me recentrer avant mes premières rencontres.
Et la majorité de mes rendez-vous ne commencent pas avant 10h. Pourquoi ? Parce que mes avant-midis sont devenus mes moments de création, de réflexion, de développement. C’est exactement ce que je n’arrivais jamais à faire dans mon ancien horaire, même si je le mettais officiellement « le mercredi matin ». Maintenant, c’est intégré. C’est protégé.
Deux journées par semaine, je n’ai aucun rendez-vous fixe. Aucune rencontre planifiée. Ce sont des journées complètes que je garde pour avancer à fond dans mes projets, enregistrer des podcasts, écrire des pages de vente, créer des formations… ou tout simplement gérer ma vie perso sans pression. Ces journées-là me permettent de plonger dans une seule chose à la fois, sans être constamment interrompue.
Et ce n’est pas juste une question de confort. C’est une question de focus.
Aujourd’hui, tout mon horaire est structuré en blocs. J’ai deux entreprises (une en orthophonie, une en coaching d’affaires), donc j’ai besoin de clarté pour ne pas m’éparpiller. J’ai des journées plus orientées vers l’orthophonie, d’autres plus axées sur l’accompagnement des entrepreneur·es. Je sais quand je crée, quand je suis en rencontre, quand je rédige, quand je suis dispo pour mes client·es.
Est-ce que mes journées sont encore bien remplies ? Oui. Mais je n’ai plus le même état d’esprit. Mon horaire est bâti pour soutenir mon énergie, pas pour m’en vider. Et ça change tout.
Mon horaire est encore chargé. Je ne passe pas mes journées à siroter des lattés en regardant le vide. 😅 Ce qui a changé, ce n’est pas la quantité de tâches, c’est la façon dont elles sont organisées. Et surtout : l’état dans lequel je me sens quand je les accomplis.
Je ne suis plus dans un mode de survie. Je ne suis plus en train de courir après chaque minute. J’ai retrouvé de l’espace mental, de la clarté… et du plaisir.
Ce qui me rend la plus fière aujourd’hui, ce n’est pas juste le fait d’avoir deux journées sans rencontres fixes, ou de pouvoir marcher le matin. C’est de me sentir libre. Libre de choisir ce que je mets dans mon horaire. Libre de prioriser des choses que je mettais de côté avant, comme accompagner ma fille à une sortie scolaire, sans avoir à chambouler toute ma semaine.
Et ce n’est pas un luxe inaccessible. C’est une structure que j’ai bâtie avec intention, petit à petit.
Aujourd’hui, je choisis ce que je fais en fonction de ce qui est important. Et surtout, je le fais au moment où je me sens la plus en forme pour le faire. C’est simple, mais ça change tout.
Ma charge mentale a chuté. Mon niveau de stress aussi. Et ça ne s’est pas fait en sacrifiant mes revenus. Bien au contraire. En me respectant davantage, j’ai gagné en efficacité, en plaisir, en clarté… et en impact.
Si je te raconte tout ça, ce n’est pas pour te dire qu’il faut que tu fasses pareil. Ce n’est pas pour te convaincre de lancer des formations, de faire de l’accompagnement, ou de bloquer tous tes avant-midis. Ce n’est pas ça le point.
Ce que j’ai envie de te montrer, c’est que ta pratique peut évoluer. Que tu peux faire des choix. Et que ce que tu vis en ce moment – même si c’est essoufflant, même si tu te demandes comment tu pourrais faire autrement – ce n’est pas une fatalité.
Peut-être que ta réalité actuelle te convient parfaitement. T’as peut-être trouvé ton équilibre, même si ton horaire est chargé. Et si c’est le cas, c’est merveilleux. Vraiment.
Mais si, au fond de toi, tu ressens que quelque chose cloche… si tu rêves d’avoir plus de temps, plus d’espace, ou simplement de retrouver un peu de souffle… c’est peut-être le bon moment pour t’arrêter et réfléchir à ce que tu veux vraiment.
Je le dis souvent, mais ça reste essentiel : on est plusieurs à avoir appris à se mettre en retrait. À tout donner aux autres, en s’oubliant un peu au passage. C’est ce que la majorité des professionnel·les de la relation d’aide font, presque par réflexe.
Mais il est temps de te remettre au centre de ta pratique. Pas au détriment des autres. Juste en te donnant, à toi aussi, la place que tu mérites.
C’est là que tout commence.
Avant de penser à réorganiser ton horaire, à revoir ton offre de services ou à développer un nouveau projet… arrête-toi un instant. Et pose-toi cette question toute simple, mais puissante :
« Qu’est-ce que je veux vraiment, moi ? »
Pas ce que les autres font.
Pas ce que tu devrais faire pour remplir tes plages horaires.
Pas ce qui est rentable sur papier.
Mais ce que toi, tu as envie de créer. Ce à quoi tu veux contribuer. La façon dont tu veux vivre tes journées, tes semaines, ton métier.
Est-ce que tu veux continuer à voir autant de client·es, ou est-ce que tu sens que t’as besoin d’un peu plus de variété, de souplesse ou de création ? Est-ce que tu accompagnes encore des clientèles qui ne te nourrissent plus, mais que tu gardes par automatisme ou par peur de manquer ? Est-ce que t’as le goût de ralentir, de choisir, de reprendre le contrôle ?
On ne prend pas assez souvent le temps de se poser ces questions-là. Et pourtant, c’est essentiel.
Il n’y a pas de bonne ou de mauvaise réponse. Il y a juste ta vérité à toi.
Et peut-être qu’elle va évoluer. Peut-être que ce que tu veux aujourd’hui ne sera pas ce que tu voudras dans deux ou trois ans. Mais si tu ne prends jamais le temps de t’écouter, tu risques de te réveiller un jour avec une pratique qui ne te ressemble plus du tout.
Prendre le temps de se poser ces questions, c’est déjà faire un pas vers une pratique plus alignée. C’est un acte de clarté, de respect, et même de courage. Parce que oui, ça demande du courage de s’avouer qu’on veut autre chose… et de commencer à y croire.
Peut-être que tu te reconnais dans ce que j’ai partagé. Peut-être que, toi aussi, tu jongles avec un horaire surchargé, une charge mentale trop lourde, et une impression persistante de courir sans jamais arriver.
Tu ne rêves pas trop grand en voulant autre chose. Tu ne demandes pas trop. Tu te donnes juste la permission de créer une pratique qui te respecte.
Et même si tu ne sais pas encore exactement à quoi ça pourrait ressembler… l’important, c’est de commencer à te poser les bonnes questions. Je t'invite à télécharger mon guide gratuit pour bâtir ton offre de service. Parce que oui, tu as le droit de te choisir. Et tu n’as pas besoin de le faire seul·e.
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