Imagine que tu passes des heures à bâtir un château de sable magnifique. Tours imposantes, détails soignés, tout y est. Mais au moment où tu prends du recul pour l’admirer, il commence à s’écrouler sous tes yeux. Pourquoi ? Parce que la base sur laquelle tu l’as construit n’était pas stable.
Et si c’était exactement ce qui se passe dans ta pratique professionnelle ? Tu optimises, tu structures, tu essaies de gagner du temps… mais malgré tous tes efforts, tu te sens toujours débordé·e, fatigué·e, voire démotivé·e. Peut-être que le problème ne vient pas de ton efficacité, mais bien de la fondation sur laquelle repose ta pratique.
Dans cet article, on va voir ensemble comment reconnaître si ta structure est solide ou si tu es en train d’optimiser quelque chose qui, en réalité, ne tient pas debout. Parce que si tu construis ta pratique sur des sables mouvants, ce n’est pas une question d’organisation… C’est ta base qu’il faut revoir.
Quand on est un·e professionnel·le de la santé ou de la relation d’aide, on évolue dans un cadre bien précis. Si tu fais partie d’un ordre professionnel, tu as des règles, un code de déontologie, des obligations à respecter. Même sans ordre, il y a souvent des attentes implicites sur la manière dont tu « devrais » exercer.
Mais est-ce que ce cadre est une cage… ou un terrain de jeu ?
Certaines obligations sont claires et incontournables : respecter les normes de pratique, protéger le public, assurer un suivi rigoureux. Mais d’autres sont plus floues et s’imposent parfois sans qu’on s’en rende compte.
👉 Est-ce que c’est vraiment une obligation ou juste une habitude qu’on a prise en voyant les autres faire pareil ?
👉 Est-ce que c’est une règle inscrite noir sur blanc… ou juste une pression qu’on se met soi-même ?
Beaucoup de professionnel·les suivent des façons de faire « parce que ça a toujours été comme ça ». Mais en réalité, il y a souvent plus de liberté qu’on le pense.
L’image du château de sable illustre bien ça : oui, ton espace est délimité, mais à l’intérieur, tu peux bâtir quelque chose de solide et d’impressionnant.
Tu as peut-être l’impression que ton cadre est très restreint, mais si tu regardes bien, il y a énormément de place pour bâtir une pratique qui te ressemble. Ton cadre te donne une structure, mais c’est toi qui décides de la forme que prendra ton château.
Tu peux choisir de bâtir une petite cabane bien simple ou un palais complexe avec plein de détails, mais peu importe ce que tu construis, ce qui compte, c’est la solidité de la base.
Quand on veut améliorer sa pratique, on pense souvent à l’efficacité : mieux gérer son temps, automatiser certaines tâches, optimiser chaque minute. Mais est-ce que ça suffit vraiment ?
Si ta base n’est pas solide, peu importe les ajustements que tu fais, tu auras toujours l’impression de courir après ton équilibre sans jamais l’atteindre.
Si tu es comme beaucoup de professionnel·les, tu cherches sans doute à gagner du temps et à mieux organiser ton travail. Peut-être que tu as déjà essayé :
Tout ça, c’est super utile… mais si ta pratique repose sur une structure qui ne te convient pas à la base, ces optimisations ne régleront pas la racine du problème.
Si tu ressens un ou plusieurs de ces signes, il est possible que ton château soit construit sur du sable mouvant :
Ça te parle ? Au lieu de chercher comment mieux faire les choses, c’est peut-être le temps de te demander quoi changer en profondeur.
Revoir la base, ça veut dire se poser les bonnes questions sur ta pratique et sur les choix que tu fais au quotidien. Et souvent, ça commence par déconstruire certaines habitudes bien ancrées.
Dans ton quotidien, combien de tâches fais-tu parce que tu crois qu’il le faut ?
Mais est-ce que c’est une vraie obligation ou juste une habitude ? Est-ce que c’est écrit quelque part que c’est obligatoire… ou est-ce que c’est un standard que tu t’imposes parce que tout le monde autour de toi fait pareil ?
Beaucoup de professionnel·les passent des heures sur des tâches qui ne sont pas indispensables, simplement parce qu’elles sont devenues la norme. Pourtant, dans bien des cas, il existe des alternatives plus simples et plus adaptées à ta réalité.
Si ton horaire est trop chargé et que tu te sens constamment débordé·e, la question à te poser, ce n’est pas comment mieux gérer ton temps, mais comment alléger ce que tu as à gérer.
💡 Est-ce que tu as besoin d’autant de rendez-vous individuels ? Peut-être que proposer des suivis en groupe ou des suivis indirects serait une option plus efficace.
💡 As-tu vraiment besoin de rédiger autant de rapports ? Si ce n’est pas une exigence formelle, peux-tu revoir ta façon de documenter tes suivis ?
💡 Ton offre est-elle construite en fonction de tes besoins… ou seulement en fonction des attentes des client·es ? Une offre mal ajustée peut t’obliger à travailler plus que nécessaire, sans t’apporter plus de résultats ou de satisfaction.
Réduire tes rendez-vous ou alléger ta charge de travail, ce n’est pas « travailler moins ». C’est travailler autrement, en respectant tes limites et en bâtissant une structure qui te permet de durer dans le temps.
Qui tu choisis d’accompagner a un impact énorme sur ta pratique. Un·e client·e qui ne correspond pas à ton approche peut alourdir ta charge de travail, te demander plus d’énergie et créer du stress inutile.
Ton client idéal, ce n’est pas juste quelqu’un qui a le bon diagnostic ou la bonne problématique. C’est aussi une personne qui partage tes valeurs, qui a le bon niveau d’autonomie et qui est alignée avec ta façon de travailler.
👉 Si tu attires des client·es qui ne te conviennent pas, c’est peut-être le signe que ton positionnement doit être ajusté.
👉 Si tu ressens de la frustration ou de la fatigue après certains suivis, c’est peut-être parce que tes offres ne filtrent pas bien les personnes avec qui tu travailles.
Revoir la base de ta pratique, c’est aussi t’assurer que tu travailles avec les bonnes personnes, de la bonne manière.
Une pratique professionnelle stable et alignée ne se construit pas en empilant des solutions temporaires. Si tu veux que ça tienne sur le long terme, il faut une base qui te soutient vraiment, au lieu de constamment chercher à compenser une structure qui ne fonctionne pas.
Voici trois grands axes à explorer pour solidifier ta pratique et éviter de retomber dans le piège des sables mouvants.
Une structure solide, c’est une structure qui repose sur ce qui est fondamental pour toi, pas sur ce qui s’est toujours fait ou ce que tout le monde fait.
👉 Qu’est-ce qui est non négociable dans ta pratique ? (Horaires, types de suivis, approche, valeurs)
👉 Qu’est-ce qui t’alourdit sans vraie justification ? (Certaines obligations administratives, fréquence des rencontres, charge mentale excessive)
Faire ce tri, c’est reprendre du pouvoir sur la manière dont tu veux exercer.
Tout le monde ne fonctionne pas de la même façon. Ce qui est fluide pour un·e autre pro peut être un casse-tête pour toi.
💡 Tu es plus efficace avec du temps de réflexion ? Peut-être que les suivis longs et espacés te conviennent mieux que des rencontres courtes et fréquentes.
💡 Tu aimes la diversité dans ton quotidien ? Intégrer plusieurs types de services (formations, consultations de groupe, accompagnement indirect) peut rendre ta pratique plus motivante.
💡 Tu as besoin de structure ? Automatiser certains processus peut t’aider à te libérer de la charge mentale… mais seulement si c’est pertinent pour toi.
L’objectif, c’est d’adapter ta pratique à ta réalité, et non l’inverse.
Ta structure n’a pas besoin d’être figée. Au contraire, elle doit être vivante et évolutive.
👉 Teste des petits changements : Modifie une seule chose à la fois et observe l’impact sur ton bien-être et sur tes client·es.
👉 Évalue et ajuste : Si un ajustement ne donne pas les résultats espérés, ajuste-le ou explore une autre alternative.
👉 Accepte que tout ne fonctionne pas du premier coup : L’important, c’est d’avancer dans la bonne direction.
Souviens-toi : tu n’as pas besoin d’une structure parfaite. Tu as besoin d’une structure qui fonctionne pour toi.
Si tu sens que ta pratique repose sur des bases fragiles, ce n’est peut-être pas juste une question d’organisation. C’est peut-être ta structure qui a besoin d’être revue en profondeur.
Plutôt que d’ajouter encore plus d’optimisations à une pratique qui ne te convient pas, prends un pas de recul. Pose-toi les bonnes questions, expérimente de nouvelles approches et construis un modèle qui soutient ton équilibre, ton énergie et tes ambitions.
Optimiser, déléguer, automatiser… tout ça, ça peut t’aider, mais seulement si ta base est solide. Si tu ressens encore de la fatigue, du stress ou un manque de flexibilité, ce n’est pas une question d’efficacité. C’est un signe que ta structure mérite d’être repensée.
💡 Reprends le contrôle sur ta pratique. Remets en question les obligations que tu crois avoir, ajuste ton offre et construis un modèle qui soutient ton équilibre.
💡 Travaille avec les bons client·es. Ceux et celles qui sont aligné·es avec ton approche, tes valeurs et ta manière de travailler.
💡 Ose tester, ajuster et évoluer. Ta structure n’a pas besoin d’être parfaite, elle doit être vivante et adaptée à ta réalité.
Si tu veux avoir des réponses à tes questions concernant comment construire une pratique à ton image, mon guide gratuit pour bâtir ton offre de service est là pour ça.
Ne laisse pas ta pratique s’enliser dans les sables mouvants. Ensemble, on peut construire quelque chose de solide, qui te ressemble et qui dure dans le temps. 🙌
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